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Le château de ma mère – Marcel Pagnol

Résumé

Le plus beau livre sur l’amitié enfantine : un matin de chasse dans les collines. Marcel rencontre le petit paysan, Lili des Bellons. Ses vacances et sa vie entière en seront illuminées. Un an après La Gloire de mon père, Marcel Pagnol pensait conclure ses Souvenirs d’enfance avec ce Château de ma mère (1958), deuxième volet de ce qu’il considérait comme un diptyque, s’achevant sur la scène célèbre du féroce gardien effrayant la timide Augustine. Le petit Marcel, après la tendresse familiale, a découvert l’amitié avec le merveilleux Lili, sans doute le plus attachant de ses personnages. Le livre se clôt sur un épilogue mélancolique, poignante élégie au temps qui a passé. Pagnol y fait vibrer les cordes d’une gravité à laquelle il a rarement habitué ses lecteurs.

Mon avis

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, les premières vacances à la Bastide neuve touche à leurs fins. La rentrée des classes s’annonce et il est temps pour la famille Pagnol de repartir en ville. 

Au plus grand désespoir de notre auteur, qui ne conçoit plus sa vie loin de cette campagne qu’il a adopté. Il tente même de fuguer afin d’échapper au retour en ville. C’est tellement touchant de lire cet attachement de l’auteur, enfant à l’époque, pour ce terroir.

L’auteur, bien aidé de sa mère, fait preuve de persuasion et de stratagèmes pour convaincre le père de retourner, chaque week-end, à la Bastide neuve. Mais le chemin est long : à l’époque, pas de voiture, pas de bus ou de tramway pour faire le trajet.

C’est alors qu’un ancien élève de Joseph fait son apparition. Ce monsieur, travaillant pour l’entretien du canal longeant la route vers la Bastide neuve, possède un passe de clés permettant de traverser plusieurs propriétés et de gagner ainsi presque une demie journée de marche sur le voyage jusqu’à la maison. Il propose un double de ces clés à la famille Pagnol, au bon souvenir de son instituteur.

Si la famille accepte, l’angoisse l’habite chaque week-end : et s’ils se faisaient prendre par les propriétaires des lieux ? S’ils portaient plainte contre la famille, que le déshonneur tombait sur leur nom ? 

Pagnol raconte ici avec humour et tendresse ces voyages en famille, cette traversée épique qui représentait une véritable aventure pour eux. Il rapporte avec beaucoup d’émotion la terreur de sa mère, qui ne voulait pas déranger, pas se faire prendre. Il revient avec grand plaisir sur les rencontres le long de leur chemin : les propriétaires sympathiques et heureux de les revoir chaque semaine, les moins sympathiques, tellement effrayant qu’Augustine en tombe dans les pommes…

Ces souvenirs sont dans la lignée du premier tome : les descriptions sont tellement bien écrites que l’on est plongé dans l’univers de l’auteur, à la manière d’une pensine de Harry Potter ! On ressent l’angoisse et la peur de la famille à chaque traversée, la colère de Marcel de tomber sur un propriétaire peu conciliant et enclin au dialogue, qui traumatise sa pauvre mère.

Dans ce deuxième tome, j’ai vraiment adoré la tentative de fugue de Marcel, se voyant vivre dans une grotte avec Lili. Puis, le courage de l’enfant-aventurier qui décline, au fur et à mesure que celui ci s’approche de la grotte. La peur des bruits nocturnes de la nuit, la recherche d’un prétexte coûte que coûte pour fuir sa propre idée !

La fin de ce roman, par contre, m’a vraiment laissé une drôle d’impression. En effet, on y apprend de manière un peu brute de pomme, la triste mort de plusieurs des personnages. Je pense que cela retranscrit bien la douleur qu’a pu ressentir l’auteur, décrit comme quelqu’un d’optimiste et d’entier, il n’a certainement pas voulu s’étendre sur le sujet pour ne pas remuer le couteau dans la plaie. Mais j’ai trouvé ces annonces vraiment un peu trop brutales, et pas forcément bien amenées.

Ma note

5-point

Ce deuxième roman autobiographique de Pagnol mérite amplement son 5/5. Dans la parfaite lignée de « La gloire de mon père », j’ai vraiment adoré cette suite des aventures du petit Marcel Pagnol.

Mes conseils

Si vous avez adoré « La gloire de mon père », il vous faut absolument poursuivre votre lecture et dévorer « Le château de ma mère ». Honnêtement, rien que pour le plaisir de poursuivre cette évasion dans la Provence, cela vaut le coup !

A lire l’été, vous n’en serez que mieux immergé !

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